Le livre de poche. 512 pages. 2020.

Résumé

Paul Edgecombe, ancien gardien-chef d’un pénitencier dans les années 30, entreprend d’écrire ses mémoires. Il revient sur l’affaire John Caffey – ce grand Noir au regard absent, condamné à mort pour le viol et le meurtre de deux fillettes – qui défraya la chronique en 1932.
La ligne verte est le reflet d’un univers étouffant et brutal, où la défiance est la règle. Personne ne sort indemne de ce bâtiment coupé du monde, où cohabitent une étrange souris apprivoisé par un Cajun pyromane, le sadique Percy Wetmore avec sa matraque et Caffey, prisonnier sans problème. Assez rapidement convaincu de l’innocence de cet homme doté de pouvoirs surnaturels, Paul fera tout pour le sauver de la chaise électrique.

Coucou !

Première lecture et première chronique de l’année et elle commence bien ! ❤️

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, j’ai adoré ce livre ! Mais tellement ! Je crois que j’aime pleurer en fait, un peu maso je suis 😂

Je crois l’avoir déjà dit mais le point fort des romans de Stephen King c’est ses personnages. Entre Paul Edgecombe, John Caffey, Brutus Howell et même Percy Wetmore, on a un panel de personnalités qui nous imprègne et nous fait réagir. On se prend de pitié pour certains, on a envie d’en aider d’autres et encore d’en buter d’autres !

Et tout revient sur la condition humaine, le bien, le mal, on pourrait penser que ça deviendrait manichéen et lassant à force mais en fait non, les nuances sont magnifiquement décrites. On a tous une part sombre, un côté obscure, à nous de se laisser envahir ou pas.

L’histoire se passe dans les années 30, le racisme est prégnant, les personnes noires ne sont pas considérées, innocentes ou pas les autorités vont à la facilité en oubliant que le mal est partout même chez les blancs. Stephen King le dénonce sans banalisation, enfin c’est comme ça que je l’ai ressenti.

John est, je trouve, l’un des personnages les plus touchants que j’ai eu à lire et pas seulement dans les romans du King (j’en ai pas lu tant que ça) mais dans tous ceux que j’ai lu (pas tant que ça non plus 😂)
C’est assez difficile de trouver les mots sur un personnage qui est à la fois tellement simple et tellement compliqué.

Le principe de roman-feuilleton est assez sympa même si je ne l’ai pas vécu comme tel puisque je l’ai lu/écouté presque d’une traite.

Je tiens à préciser que le narrateur en audio est le doubleur de Tom Hanks et qu’on est immergé dans la lecture pour celleux qui ont vu le film. J’aimerai bien le revoir, mais est ce qu’il me reste assez de larmes ?

Bonne année 2022 et bonnes évasions livresques à vous 😉