Éditions Snag. 498 pages. 2021.

Résumé

Nouvelle Orléans, 1919. Alors que le tueur à la hache sème la terreur dans les rues et nargue les enquêteurs, le corps mutilé d’une jeune femme est découvert en ville. Que signifient ces notes de musique et ces marques de brûlures retrouvées sur sa peau et ces étranges plumes métalliques plantées dans son dos ?
Pour les inspecteurs Perkins et Bowie, une nouvelle enquête s’ouvre. Se pourrait-il qu’un deuxième meurtrier soit à l’œuvre ? Que faire quand deux tueurs en série rivalisent de cruauté et que la ville devient leur terrain de jeu ? Plongez au cœur des Bayous où le jazz est roi et prenez de la hauteur à bord du Mécanic Hall, un aérocabaret où les dancing-automates sont devenus des déesses de la fête. Découvrez le passé trouble de Grace, une intrépide cartomancienne et de sa chouette mécanique et sautez de toits en toits aux côtés des désembobineurs qui collectent l’électricité pour la New Orleans General Electric Company.

Coucou !

Sélectionnés dans les 25 du PLIB 2022 et après avoir découvert Cendres, il fallait que je lise Encens et là encore je me suis laissée prendre par l’enquête de ce tueur à la hache.

Toujours dans un univers steampunk, enfin voltpunk plus précisément, mais avec une reprise de ce fameux tueur en série qui sévissait à cette époque. J’ai aimé cette uchronie qui nous parle de racisme et d’acceptation des automates. Il y a aussi pas mal de sexisme. 1919, l’après guerre, on va pas se mentir, une femme de 27 ans célibataire et portant des pantalons, ça fait tâche, entre autre.

Nous suivons Grace qui travaille dans un aérocabaret avec Molly et Wilhem. Ainsi qu’Anton et William, les inspecteurs chargés de l’enquête. Il y a aussi Ian, Dr en psychiatrie et psychothérapie, et Rachel hypnothérapeute. Nous avons aussi la voix du tueur à la hache. C’est un roman choral prenant même si le personnage principal est clairement Grace.

Les scènes sont à la fois douce et glauques. On parle encore une fois du passé des personnages qui font ce qu’ils sont devenus. C’est à la fois beau et horrible. C’est fou ce que la mémoire peut être sélective.

J’ai bien aimé les clins d’œil à Cendres même s’il est vrai que de ne pas l’avoir lu ne dérange en rien la lecture de celui-ci. Je suis quand même contente de les avoir découverts dans l’ordre pour les comprendre.

La fin m’a encore étonnée, je ne m’attendais pas à ce dénouement mais il est pourtant excellent et le postlude était génial.

Je vous conseille vraiment de découvrir la plume de Johanna, elle est fluide et haletante, on n’a pas du tout envie de quitter le roman, surtout dans la deuxième partie.

J’espère vous avoir donner envie de le découvrir à votre tour si ce n’est pas déjà fait. Dites moi, si vous l’avez lu, qu’avez vous pensez de cette fin ? 😉

De belles évasions livresques à vous !