Livres

Dans la forêt de Jean Hegland

Éditions Gallmeister. 2018. 309 pages.

Résumé

Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours présentes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, remplie d’inépuisable richesses.

Véritable choc littéraire aux États-Unis, best-seller mondial, un roman d’apprentissage sensuel et puissant.

Mon avis

Bon alors, lire un livre avec une épidémie qui décime la population et voir vivre deux sœurs seules au milieu de la forêt, n’était peut être pas la meilleur lecture en ces temps de Coronavirus et de confinement.

Par où commencer… Nell et Eva ont des passions, une vie retirée dans la forêt avec leurs parents qui les élèvent dans cette petite maison faite de bric et broc par leur père. Elles sont scolarisées à domicile bien qu’Eva aille en ville pour sa danse. Elles ont l’habitude de n’être que deux bien que ça ne dispense pas des disputes.

En perdant leurs parents et en se retrouvant loin de tout dans ces temps difficiles où plus rien ne fonctionne comme avant, elle vont redécouvrir les choses simples et se retrouver à « batailler » pour survivre.

Elles ont toutes les deux des rêves et attendent que la situation se rétablisse pour reprendre leurs vies d’avant. En attendant, elles doivent faire face à leurs besoins primaires qu’est de se nourrir, d’avoir un abri et d’apprendre à vivre ensemble.

J’ai aimé l’évolution de chacune mais ma préférence va quand même à Nell qui est plus terre à terre bien qu’assez spirituelle. Eva me fait un peu penser à une enfant gâtée et le reste un long moment et d’un côté je me dis que, pour certaines choses, elle n’a pas tord. Leurs réactions sont humaines et elles se débrouillent merveilleusement bien malgré la bêtise extérieure. Leur relation change tout du long et se renforce malgré les moments de séparation.

Ce livre est très contemplatif, j’ai eu l’impression parfois de lire le journal de Nell qui écrit dans son cahier. Pourtant, même si ma lecture n’a pas été désagréable, je me suis sentie en dehors de l’histoire, comme je l’ai dit, ce n’était peut être pas le moment de lire ce genre de roman. Et d’un autre côté, j’ai aimé les dernières scènes de Nell près de la souche, je crois que c’est celle qui me restera en tête. D’autres scènes sont dures mais je les ai trouvées cohérentes à l’histoire et n’ont pas été plus marquantes que ça. Je n’en dit pas plus, à toi de le lire.

Les histoires des natifs, vivant là avant elles, étaient magnifiques et m’a fait me dire une fois de plus que « l’homme blanc occidental » ne sait que détruire pour remettre les choses à son image, alors qu’avant l’humain à su vivre en paix avec la nature sans problème. Le progrès c’est bien mais limité, que ferions-nous dans la même situation que Nell et Eva ? Personnellement, je n’en sais strictement rien.

Conclusion

J’ai apprécié ces deux sœurs mais avec un regard un peu trop extérieur, sûrement aussi pour me protéger vu les circonstances actuelles. Ce livre fait qu’on se pose des questions sur nous même et la force que nous pourrions avoir ou pas dans ces moments. Je garde le côté spirituel du livre qui m’a beaucoup plus.

Bonne lecture !

8 réflexions au sujet de “Dans la forêt de Jean Hegland”

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