Livres, Mai 2019

La servante écarlate de Margaret Atwood

#feminibookschallenge pour ma 7ème lecture – Mai : Lire un livre de science-fiction dont le personnage principal est une héroïne

#challengevoixdautrices Lire un livre de plus de 500 pages

Éditions Robert Laffont, Pavillons poche, 2017 (première édition en 1985), 521 pages.

Résumé

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.

Mon avis

On suit Defred dans ses pensées, son passé, sa vie quotidienne et ça marche, on a envie de connaître la suite. Même si mes premières impressions ont fait que je me suis retrouvée mitigée, pas vraiment à l’aise. Un monde dans lequel je ne voudrais vraiment pas vivre. Dire à une femme que c’est de sa faute si elle a été violée, que les hommes sont comme ça et ne peuvent se retenir, c’est tout simplement horrifiant. La condition des hommes n’est pas plus enviable non plus. En fait rien est enviable dans cette façon de vivre. Et je dois dire que j’ai un peu été déçue par la fin même si elle est sensée.

Je ne sais pas comment je réagirais dans ce monde, je suppose que l’on s’adapte à tout malheureusement. Notre façon de vivre actuelle a de quoi se faire remettre en question, mais de là à supprimer toutes libertés, tous choix aux femmes sous prétexte que c’est de leur faute si les hommes veulent les prendre de force, elles les aguichent avec un peu de peau découverte (oui parce que les violeurs ne s’arrêtent pas au fait d’avoir un pantalon ou une jupe ou un col roulé ou un décolleté). Ça me donne envie de hurler.

En fait c’est ça, ce livre m’a tout simplement donner envie de hurler. A force de mettre les gens dans des cases, ça dépasse l’entendement. Les hommes ne sont pas des animaux sauvages qui sautent sur tout ce qui bouge, les femmes n’ont pas leur horloge biologique qui les incitent à aguicher les hommes pour se reproduire à tout prix. Tout ça n’est que le fruit de notre éducation, de notre société et c’est pour ça que ce livre est triste de vérité. Tant qu’on n’arrêtera pas de se juger, de nous mettre dans des cases qui ne nous correspondent pas, il y aura toujours des oppressions.

Et si on essayait des choses qui n’ont pas encore été faites. Pourquoi ne pas créer un monde de bisounours finalement…

Je m’égare désolée, c’est le problème des dystopies dans ce genre, ça me donne envie de tout foutre en l’air. Ça à le mérite de faire réfléchir, ça remet aussi en question des croyances et des idées qui sont parfois ancrées en nous.

Conclusion

Ce livre n’est pas un coup de cœur mais il a remit en question quelques une de mes perceptions de la vie de tous les jours. Je pense qu’il a fait son job en fait. Je crois bien que d’autres livres de cette autrice finiront entre mes mains.

« Nolite te salopardes exterminorum » : ne laissez pas les salopards vous exterminer

Bonne lecture à toi !

3 réflexions au sujet de “La servante écarlate de Margaret Atwood”

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